Les chiffres de la construction de logements pour 2011 sont tombés et malgré la crise, ils sont positifs.
En effet, sur les douze derniers mois, de décembre 2010 à novembre 2011, le nombre des mises en chantier de logements atteint près de 406 000, soit une hausse de 20,2 % par rapport au chiffre constaté de décembre 2009 à novembre 2010. Un bilan satisfaisant, d’autant plus que ce bond concerne l’ensemble des segments. Ainsi, le secteur du logement collectif affiche plus de 181 000 logements, soit +30,4 % par rapport aux douze mois précédents. De son côté le logement individuel compte plus de 200 000 mises en chantier, ce qui représente une amélioration de +12,1 % par rapport au chiffre constaté de décembre 2009 à novembre 2010.
Autorisation en hausse
Concernant les autorisations, elles montrent également des signes optimistes avec plus de 521.000 logements autorisés sur les douze derniers mois (de décembre 2010 à novembre 2011), soit +16,4 % par rapport à la même période l’année dernière. «Sur les douze derniers mois, la construction neuve, qui représente plus de 87 % de l'offre de logements, progresse de 16,6 % par rapport aux douze mois précédents», souligne le ministère du Développement durable dans un communiqué. Et comme pour les mises en chantier, tous les segments contribuent à cette augmentation. Ainsi, le logement collectif affiche un bond de 32,9 % par rapport aux douze mois précédents, le logement individuel, + 6,1 % et le secteur des logements en résidence, + 1,9 %. Ces bons résultats reposent essentiellement sur les aides fiscales et plus particulièrement sur le dispositif Scellier.
Des inquiétudes pour 2012
Toutefois, les professionnels du secteur sont inquiets quant aux perspectives 2012. En effet, face aux orientations budgétaires annoncées par le gouvernement (disparation du Scellier, fiscalisation des plus values-immobilières, réduction du volume de crédit pour le prêt à taux zéro), le secteur du bâtiment anticipe, pour la seule année 2012, une perte «mécanique» de 35.000 emplois. Un chiffre mis en perspective avec les 40.000 emplois perdus entre 2008 et 2010, soit sur 3 ans. Une inquiétude partagée par la FFB, la FPI, le Snal et l’UMF qui sont montés au créneau fin décembre et attendent désormais d’être rassurés par les candidats à la Présidentielle. Le rendez-vous est donné !